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Festival 2007

Première édition du festival international du cinéma des peuples, piloté par l’association Ânûû-rû Âboro, du 17 au 27 septembre 2007 à Pwêêdi Wimîîâ.

Éditos

Paul Néaoutyine
Président de la Province Nord

La naissance d’un nouveau festival de cinéma documentaire est un événement important. Notre époque est celle des médias de masse, dominés par les grands groupes audiovisuels, au service des seules logiques marchandes. Il est juste et bon de leur opposer d’autres manières de faire, de filmer, de regarder et d’entendre. Changer de logique c’est changer de pratique. Les spectateurs sont d’abord des citoyens, des hommes et des femmes responsables, qui ne peuvent être traités comme d’éternels mineurs. L’équipe qui anime le festival Ânûû-rû Âboro propose un éventail très ouvert des différents courants documentaires aujourd’hui. Pour les peuples qui se lèvent dans le monde et affirment leur dignité, leur histoire, leurs valeurs, il est vital de pouvoir faire des films documentaires hors des modèles dominants, de les faire circuler, de les échanger avec d’autres. C’est à cela que sert un festival comme Ânûû-rû Âboro. Comment vivent, pensent, luttent les autres habitants du monde ? Il s’agit de comprendre les autres pour se comprendre soi-même. Le cinéma documentaire est capable de parler à tous. Les situations très singulières qu’il nous fait découvrir, il veut nous les faire partager. Telle est sa fonction politique : lier le particulier et le général, le spécifique et l’universel. Je souhaite au festival Ânûû-rû Âboro longue et généreuse vie — comme au peuple qui l’a voulu et porté !

Jean-Louis Comolli
Président du festival

La 2ème édition du festival de cinéma documentaire « Ânûû-rû Âboro » me semble d’une nécessité, d’une urgence plus grande encore que la première ! Un an déjà, et l’on peut dire que l’état de l’audiovisuel dans le monde ne s’est pas amélioré, loin de là. Certes, le mouvement d’expansion du cinéma documentaire se confirme sur tous les continents, et cette édition du festival en portera la preuve éclatante. Mais en même temps, les télévisions publiques partout dans le monde sont devenues de plus en plus marchandes, et la place du documentaire s’y est à la fois réduite et rigidifiée. On assiste à une sorte de concours des médiocres et des marchands pour contrôler toujours davantage les images et les sons qu’ils font circuler. On voit les chaînes publiques, en France et hors de France, imposer des programmes standardisés, étroitement surveillés. Chaque image ou presque est assortie de commentaires envahissants, vaniteux et arrogants, qui parlent à notre place et nous disent ce qu’il faut voir et ce qu’il faut penser. Et les programmateurs, les producteurs et les réalisateurs acceptent de morceler leurs films en plans de plus en plus courts, qui rivalisent avec les clips et les publicités, c’est-à-dire le divertissement le plus commercial. Cette règle de la fragmentation maximale ne se soucie ni des nécessités du récit, ni de la cohérence des personnages, ni du respect des paroles enregistrées, ni de la langue, du corps et de l’âme même de celles et de ceux qui sont filmés, réduits, du coup, au rôle sinistre de figurants privés de parole et de vie. Il est urgent de libérer les formes, les écritures, les désirs, les enjeux de la tutelle des grands groupes de médias de masse. Les résonances essentielles de la culture d’un peuple sont systématiquement déformées et détruites par la manière dont ces groupes en imposent les représentations. C’est contre cette caricature, contre cet enterrement audiovisuel du monde vivant que luttent de si nombreux films documentaires et que travaillent en profondeur les festivals comme le nôtre.

Samuel Goromido,
Président de l’association Ânûû-rû Âboro,

Notre dignité nous incite à unir nos efforts pour relever les défis de demain dans le plus grand respect de l’autre. Et ainsi aller vers la pleine souveraineté. Cette première édition du festival de cinéma, consacrée au documentaire, veut affirmer la nécessité d’un cinéma du Réel inscrit dans la continuité. Cette première édition permettra également aux citoyens du pays d’avoir une fenêtre ouverte sur le monde et ainsi de pouvoir s’informer, acquérir des connaissances et se former aux techniques les plus modernes du cinéma . Ânûû-rû Âboro, sera un espace de découverte du monde, un espace de formation et d’information, et aussi un espace d’échange entre citoyen du Pays et peuples du monde.

Popaï mâ jekutâ goo jèè géca mâ géélu ânâ paari tâ jèè nâîgé nâ wâdé, mâ jèè popa târâ pi töémîrî nâîmâ mâjoro nâpô kâjèè târâ widëürü mâ wiilu I bé tapo festival goro ânûrû âboro ânâ é pi câdiri nâ nâ paï inâ wèè goro pwa pwuupwaalé pâ documentaire A o nyê gööbërë I festival goro cinéma du réel gé nâpô mâinâ A jèè mâ nyê te cipa cè gööbërë jèkutâ gé go nâ nî ja jèè wèijè nâ inâ go jèè pâ jèè tèèpa këpunê E mwâ paari tâjèè jèkutâ gé nî göröpuu.